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Les Sens du Monde

1 an autour du monde en passant par L'AMERIQUE DU SUD, L'OCEANIE et L'ASIE

Articles avec #4-recits catégorie

TANNA

Publié le 4 Octobre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

La dernière des îles des Vanuatu que nous avons visité est Tanna, l’île qui abrite le Yasur, le volcan en activité le plus accessible au monde, encore faut-il pouvoir venir au Vanuatu !

Après un atterrissage en ATR sur la petite piste de Tanna et pratiquement 2 heures de pIck-up pour traverser l’île, nous déposons rapidement nos sacs au Treetops lodge et repartons sur le champ avec notre chauffeur pour qu'il nous dépose à peine à une centaine de mètres du bord du cratère du YASUR. Nous montons quelques marches de béton en pleine nuit et débouchons sur un feu d'artifice de feu et de bombes volcaniques en fusion, le sol tremble sous nos pieds. Toutes les 3 à 4 minutes de grosses détonations projettent du magma. Nous restons à peu près une heure à regarder le spectacle.

Nous passons notre nuit dans les arbres. Notre chambre est située en haut d'un magnifique banian à une quinzaine de mètre du sol. Notre fenêtre donne sur le volcan tout proche, on peu voir rougeoyer les nuages au dessus du cratère et entendre le bruit sourd des explosions.

Le lendemain avec Valérie nous suivons notre guide Frédéric pendant une bonne heure pour rejoindre un village. Pour nous deux une bonne partie du village se mobilise pour nous faire des danses tribales, nous passons un magnifique moment avec les enfants pendant que les parents se préparent. Après le spectacle ils nous laissent repartir sur un sentier où l'on subira quelques embuscades autant impressionnantes que marrantes car on voit qu'ils s'amusent encore plus que nous. Nous rentrons sous une pluie battante ; pluie qui sans discontinuité tombera tout le reste de la journée et une partie de la nuit, nous empêchant de retourner voir le volcan sous la lumière du jour.

Heureusement Fred notre hôte nous réveille le lendemain à 4 heure et demi car la pluie s'est un peu calmée. Nous assistons à un beau lever de soleil sur le bord du volcan et pouvons observer d'autres belles éruptions malgré le dégazage plus important que le premier soir. Nous pouvons même observer de magnifiques ondes de chocs visible dans les panache à chaque explosions. Je mettrai les vidéos sur le blog quand nous aurons un bon wifi.

Pour voir plus de photos des danses, allez voir sur le blog de Valérie en cliquant ICI

Le Yasur la nuit.

Le Yasur la nuit.

Boum

Boum

Assis sur le bord du cratère.

Assis sur le bord du cratère.

Le volcan vu de la fenêtre de notre chambre en haut du banian.

Le volcan vu de la fenêtre de notre chambre en haut du banian.

Le volcan vu du village.

Le volcan vu du village.

Valérie avec la moins timide des enfants du village.

Valérie avec la moins timide des enfants du village.

Les enfants dansent devant nous en attendant que les adultes arrivent.

Les enfants dansent devant nous en attendant que les adultes arrivent.

On nous remet des colliers de bienvenue.

On nous remet des colliers de bienvenue.

Danse des femmes puis des hommes.

Danse des femmes puis des hommes.

Danse des hommes.

Danse des hommes.

Apres une dernière danse tous ensemble, nous avons droit à la photo de groupe.

Apres une dernière danse tous ensemble, nous avons droit à la photo de groupe.

Le dernier jour nous nous levons de bonne heure pour aller voir le volcan.

Le dernier jour nous nous levons de bonne heure pour aller voir le volcan.

Nous avons droit en plus à un lever de soleil.

Nous avons droit en plus à un lever de soleil.

Lever de soleil sur le bord du cratère.

Lever de soleil sur le bord du cratère.

Beaucoup de dégazage, sur certaines parties du volcan nous ne voyons pas partir les bombes volcaniques.

Beaucoup de dégazage, sur certaines parties du volcan nous ne voyons pas partir les bombes volcaniques.

Les ondes de chocs dans le panache n'apparaissent pas sur les photos.

Les ondes de chocs dans le panache n'apparaissent pas sur les photos.

Proximité de la bouche éruptive.

Proximité de la bouche éruptive.

Notre maison en haut de l'arbre.

Notre maison en haut de l'arbre.

Qui dit maison dans un grand arbre, dit grand escalier.

Qui dit maison dans un grand arbre, dit grand escalier.

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TIMELAPSE à main levée sur le Yasur

Publié le 4 Octobre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

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Hommage à mon frère et à mon père sur Espiritu Santo

Publié le 3 Octobre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

Le 3 octobre avant de prendre notre avion pour l’île de Tanna notre taxi nous arrête à l’église catholique de Luganville à Espiritu Santo où on voudrai allumer deux bougies pour mon frère et mon père. Nous arrivons en pleine communion des écoliers. Les sœurs nous invitent à rentrer pour attendre la fin de l'office. C'est avec émotion que nous écoutons les chants des enfants de Luganville qui tout étonnés se retournent et nous jettent des regards. Il faut dire que nous sommes les seuls blanc dans l’église. Comme nous disait quelques jours avant Damas notre chauffeur, "C'est vous les blancs qui nous avez convertis au catholicisme et maintenant alors que la majorité des Vanuatais vont à l’église, les blanc eux n'y vont plus".

A la fin de l'office une sœur nous allume deux cierges et les déposent sur l'autel. Nous la remercions et rejoignons vite notre taxi qui s'impatiente. A la sortie de l'église une jeune sœur, sœur Anna nous dit de l'attendre, elle ramène pour Valérie un joli sac tressé en cadeau et nous demande en nous donnant son adresse de lui faire parvenir de France des missels. Nous sommes en mission pour le seigneur !

Depuis le début de notre périple, sur le conseil de ma mère, j'essaye d'allumer à travers le monde des bougies en mémoire de mon père et de mon frère. Ici à Luganville sur l’île d' Espiritu Santo cela a une connotation toute particulière car c’était l’île où mon frère habitait lors de ça coopération au CIRAD et parce que l’église de Luganville est l’église Sainte Thérèse. Ma mère s'appelle Thérèse.

Grosses bises Maman

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ESPIRITU SANTO

Publié le 2 Octobre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

Vous ne connaissez probablement pas l’île d'ESPIRITU SANTO mais vous devez sûrement connaître ce générique.

Et oui, Papy boyington et les fameuses têtes brûlées rendues célèbre par la série télévisée se trouvaient sur l'ile d'Espiritu Santo au Vanuatu. Bien que l'on cite le faux nom « Espritos Marcos »

dans la série, c'est bien sur Espiritu Santo que l'on trouve les restes de la piste de l’aérodrome et de l'ancien hôpital où se trouvaient les infirmières.

C'est donc en toute légitimité que nous sommes accueillis par une ancienne « tête brûlée » Laurent,

ancien parachutiste dans l'armée Française. Suite à sa création sur Facebook d'ESPIRIT D'AVENTURE, il oriente et organise les vacances des nombreux touristes Français qui arrivent au Vanuatu. Tout est réglé comme sur du « papier à musique » ; les professionnels Vanuatais chez qui il nous envoi sont tous très sérieux, et tous les jours il nous contact pour savoir si tout se passe bien.

C'est à Luganville que se trouve le QG. Au bord de l'océan, chaque soir vers 18h00 Laurent réuni les touristes autour d'une ou plusieurs bières ou d'un kava de bienvenue pour les nouveaux arrivant. En fonction de la météo et du nombre de personnes, il propose différentes sorties sur l’île même ou sur les autres îles de l'archipel. Il essaye de regrouper les touristes pour faire baisser le prix des taxis. Ça marche à merveille, on rencontre plein de gens intéressants et cela fait vivre les Vanuatais qui sont d'une gentillesse extrême.

C'est comme cela qu'au fil des jours nous avons rencontré : Isabelle, Olivier, Hubert, Emmanuelle, Véronique, Charlotte, Marie, Maria, Marion et Benjamin.

Nous avons pu voir aussi les merveilles de Santo : Port OLRY, les trous bleus Matevulu et Riri, faire du canyoning dans Millenium cave, du canoë sur les lagons et sur les rivières de l’île, partager un repas avec des villageois du sud de l’île et écouter un super string band.

Merci encore Laurent pour ton accueil et ta super organisation, tu es NAMBAWAN comme on dit ici .

Ombre de notre avion à notre arrivée à ESPIRITU SANTO.

Ombre de notre avion à notre arrivée à ESPIRITU SANTO.

Photo de Matevulu blue hole prise par Olivier retraitée par mes soins.

Photo de Matevulu blue hole prise par Olivier retraitée par mes soins.

Riri blue hole.

Riri blue hole.

Ponton à Matevulu blue hole.

Ponton à Matevulu blue hole.

Champagne beach.

Champagne beach.

Lagon de Port Olry.

Lagon de Port Olry.

Maurice notre hote en train de poser ses filets.

Maurice notre hote en train de poser ses filets.

Ma princesse en train de dormir.

Ma princesse en train de dormir.

Repas avec Marie et Maria.

Repas avec Marie et Maria.

Menu du soir, crabe des cocotiers au lait de coco.

Menu du soir, crabe des cocotiers au lait de coco.

Notre superbe petit bungalow de Port Olry.

Notre superbe petit bungalow de Port Olry.

Fleur

Fleur

Maurice qui nous montre un crabe des cocotiers

Maurice qui nous montre un crabe des cocotiers

Belvédère sur Port Olry.

Belvédère sur Port Olry.

Orchidées.

Orchidées.

Plage de port Olry.

Plage de port Olry.

Lagon à marée basse.

Lagon à marée basse.

Pécheurs en pirogues

Pécheurs en pirogues

Superbe plage de Port Olry.

Superbe plage de Port Olry.

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Dans la caldeira d'Ambrym

Publié le 29 Septembre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

Après un bon petit déjeuner constitué de fruits exotiques nous quittons le Village d'Endu vers 9h00.

Notre guide nous annonce une distance de 30 km à parcourir ! Ça me paraît une heure assez tardive pour démarrer et marcher un kilométrage aussi important, surtout qu'ici il fait nuit à partir de 18h30.

Après coup je pense que nous avons du parcourir un peu plus d'une vingtaine de kilomètres car nous avons mis 5h30 pour rejoindre le camp de base dans la caldeira.

Nous sommes quatre Valérie, Joses notre guide, Gilles le porteur et moi.

A trois quart d'heure de marche d'Endu nous arrivons au sentier qui monte à l’assaut de la caldeira,

nous nous enfonçons dans la jungle, c'est magnifique, il y a une quantité extraordinaire d’espèces végétales et nous apercevons nos première orchidées sauvages en fleurs depuis le début du tour du monde. Par contre il y a des plantes auxquelles il ne faut pas se frotter, notre guide nous montre une sorte d'ortie avec des feuilles grandes comme un avant bras qui provoque des piqûres douloureuses pendant une semaine ! Coté insectes, c'est loin d’être l'Amazonie, nous en voyons très peu.

Deux heures et demi de marche plus tard, nous voici au dessus de la caldeira, un grand plateau de cendre parsemé de quelques forêts. Nous redescendons un sentier abrupt d'où l'on aperçoit les volcans au loin.

Nous avons juste le temps de pique-niquer et de redémarrer qu'une pluie tropicale s’abat sur nous.

Notre guide nous avait indiqué que la caldeira est une zone très humide, ça se vérifie, nous marcherons au final 2 heures et demi sous la pluie avant d'arriver trempés comme des soupes au camp de base. Nos chaussures sont pleine d'eau, même en Islande ça ne nous était jamais arrivé.

Trois jeunes filles de Nouméa (Sarah, Elodie et Julie) sont arrivées la veille et elles nous expliquent

qu'il a pratiquement plu sans discontinuer depuis 24 heures. Trois autres marcheurs sont arrivés aussi en même temps que nous (Georges, Sylvie et Michèle).

Les guides et porteurs sont entassés sous deux préaux en bois avec un feu, les pauvres filles elles n'ont pas de feu et rien à manger ; problème d'organisation de la part de leur agence ; on avait failli prendre la même Malampa travel mais Laurent nous en avait dissuadé et avait renommé l'agence « Malampa trouble ».

Je monte notre tente de camping fournie par le guide, mais petit problème il n'y a pas de sardines.

Heureusement le sol constitué de cendres est très meuble et des bout de bois les remplacent bien .

Avant de nous coucher, nous étendons toutes nos affaires dégoulinantes et mangeons nos soupes chinoises, il doit être à peine 20 heures.

Après une bonne nuit de presque douze heures, nous sortons la tête de la tente et voyons au milieu des nuages gris quelques trouées de ciel bleu.

Georges un volcanologue amateur éclairé dont c'est la quatrième fois ici, nous demande si on veut le suivre sur le cratère du Marum. Valérie est partante mais vis à vis de notre guide on convient de rester au programme prévu, c'est à dire une balade dans la caldeira jusqu'au pied du volcan. C'est frustrant d’être si prêt d'un spectacle qu'on ne peut même pas imaginer mais il vaut mieux suivre les règles de sécurité, on est quand même sur une bombe à retardement dont on ne connaît pas le décompte. Quand nous commençons notre balade nous les voyons tout les trois qui attaquent les pentes du volcan. Mais malheureusement pour eux et pour nous d'ailleurs, le temps change et il se remet à pleuvoir. Notre guide nous les montre qui redescende au loin. En effet avec les énormes dégazages dans le cratère du volcan il est difficile de voir déjà le lac de lave, mais avec les nuages qui s'amoncellent maintenant cela devient impossible.

Nous continuons à parcourir le paysage étonnant de la caldeira et rentrons manger au campement où nous passerons une bonne partie de la journée à faire sécher nos chaussures et nos chaussettes.

En fin de journée comme il y a une accalmie, Georges et Sylvie nous propose de monter sur la dune à coter du camp pour voir si l'on voit les reflets de la lave sur les nuages au dessus des volcans.

Et là c'est magique, tout est rouge au dessus des cratères du Marum et du Benbow. Nous prenons vraiment conscience que les monstres à coté de nous sont bien vivants. Nous n'arrivons pas à nous décoller du spectacle puis finalement rentrons dormir au campement avec des images plein la tête.

Le lendemain il fait grand beau, c'est dommage car il faut redescendre. Nous laissons les porteurs partir par un autre chemin car avec leurs chiens ils comptent débusquer quelques cochons sauvage.

Nous traversons la grande plaine de cendre et nous installons plusieurs heures plus tard au pied du bord de la caldeira pour pique-niquer. Les porteurs nous rejoignent à ce moment là avec le fruit de leur chasse, c'est à dire trois cochons sauvages, qu'ils ont déjà débité en morceaux.

Après une montée abrupte sur les falaises qui bordent la caldeira nous redescendons pendant deux heures à travers la jungle jusqu'au niveau de la mer. Surprise dans une petite cabane à deux pas de la plage, une collation nous attend (noix de coco bien fraîche avec une paille et plateaux de fruits).

Ragaillardis, nous terminons les trois quart d'heures de marche pour arriver au village d'Endu, prenons notre douche et allons rejoindre Georges, Sylvie et Michèle pour boire une bière au bar du village. Nous finissons tous au nakamal du coin pour goûter le « délicieux breuvage » local, le kava, fait à base de la racine du même nom. Ça se boit, j'ai vu pire.

Nous finissons la soirée avec Sarah, Élodie et Julie (les trois jeunes filles que nous avions croisé dans la caldeira) devant un super repas servi par Walter et Rona. Au menu Lap Lap au cochon sauvage du jour, crevettes, et plein d'autre choses encore. Nous avions réservé avec Valérie un groupe de sring band pour le dernier soir et finissons tous sur la « piste de danse » avec les enfants du village.

Le lendemain matin, après un trajet épique d'une heure et demi à l'arrière du pick-up à éviter les branches qui surplombent la route nous arrivons à la petite piste herbeuse de l’aéroport d'Ambrym et partons direction Espiritu Santo où nous devons retrouver Laurent l'organisateur de notre super séjour sur Ambrym et sur les prochaines iles que nous allons visiter au Vanuatu.

Pour plus d'infos, je vous conseille de voir ICI le blog sur l'actualité des volcans fait par Georges notre camarade de randonnée.

Montée dans la jungle

Montée dans la jungle

Dans la caldeira d'Ambrym
Le Benbow

Le Benbow

Orchidée

Orchidée

Campement

Campement

Près du Marum

Près du Marum

Couches de cendres ravinées par les crues de la saison des pluies

Couches de cendres ravinées par les crues de la saison des pluies

Dans la caldeira d'Ambrym
Séance séchage

Séance séchage

Dans la caldeira d'Ambrym
Reflet du lac de lave du Benbow sur les nuages

Reflet du lac de lave du Benbow sur les nuages

Reflet du lac de lave du marum sur les nuages

Reflet du lac de lave du marum sur les nuages

La dune au dessus du campement

La dune au dessus du campement

Traversée de la plaine de cendre pour le retour

Traversée de la plaine de cendre pour le retour

Avec notre guide Joses

Avec notre guide Joses

Petite sceance photo avec Sylvie, Georges et Michèle

Petite sceance photo avec Sylvie, Georges et Michèle

Dans la caldeira d'Ambrym
Dans la caldeira d'Ambrym
Pas besoin de fusil, ce sont les chiens qui attrapent le gibier.

Pas besoin de fusil, ce sont les chiens qui attrapent le gibier.

Gilles notre porteur avec ses cuissots de cochons sauvages

Gilles notre porteur avec ses cuissots de cochons sauvages

Le Marum vu des falaises de la caldeira

Le Marum vu des falaises de la caldeira

La descente dans la jungle

La descente dans la jungle

Orchidées

Orchidées

Arrivée au niveau de la mer

Arrivée au niveau de la mer

Repas du soir Lap Lap au cochon sauvage et ecrevisses

Repas du soir Lap Lap au cochon sauvage et ecrevisses

String band

String band

Dans la caldeira d'Ambrym
Au revoir Ambrym

Au revoir Ambrym

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AMBRYM

Publié le 29 Septembre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

Mon frère s’était organisé un trek sur cette île très sauvage pour aller voir deux fabuleux volcans, le MARUM et le BENBOW. Endroit unique au monde où l'on peut voir deux lacs de lave ; il faut savoir qu'il existe uniquement six lacs de ce type sur l'ensemble du globe. A l’époque il y avait peu de tourisme, il était parti seul avec un porteur. Je me souviens de photos où son guide avait tué une roussette pour le repas, de paysages ravinés par des laars, des cratères aux falaises gigantesques et les fameux lacs de lave où le magma bouillonnait. Il m'avait raconté aussi comment ils étaient restés bloqués au retour car le bord d'un cyclone passait dans les parages et les rivières étaient en crue.

Arrivés la veille sur l'ile d'EFATE où se trouve la capitale PORT-VILA, nous partons sur Ambrym le lendemain matin sur les conseils de Laurent, un expatrié qui se charge d'organiser sans frais les séjours des Français au Vanuatu. Les petits avions inter-îles (17 places) sont tels que me l'avait raconté mes parents ; le cockpit est ouvert coté passagers et on voit le pilote et le co-pilote durant tout le trajet, les pistes sont herbeuses et trop courtes à mon goût, on frôle les cocotiers à l’atterrissage et au décollage. Nous nous arrêtons en route sur une toute petite île Paama pour laisser quelques villageois et des colis, le pilote un jeune Australien fume une cigarette en attendant puis nous repartons presque à vide pour Ambrym où un certain Walter doit nous attendre.

Au bout de la piste herbeuse une construction de la taille d'un garage fait office d’aéroport, sur un des murs une affiche signale qu'il est interdit d’emmener des cochons avec soit dans l'avion.

Walter n'est pas là mais Joses est envoyé par lui pour nous amener au village d'Endu à 1h30 de pick-up par la piste. Joses est guide et a été formé sur le tas comme volcanologue par le Géo-hazard department. Il est mandaté par cet organisme de surveillance des volcans pour prévenir les touristes que les lacs de lave ne sont pas accessibles. Le Marum et le Benbow sont en effet en alerte niveau 2, trop de dégazage car les lacs ont une activité plus élevée que la normale et de nombreux tremblements de terre secouent la caldeira laissent présager du pire. De plus nous ne pourrons pas faire la traversée est-ouest en trek car le deuxième aéroport est fermé pour un problème coutumier.

Nous encaissons les deux mauvaises nouvelles et nous plions aux règles de sécurité (si on veut approcher les lacs c'est à nos risques et périls).

Le contact avec Joses passe très bien, il est plein d'humour et au final sera notre guide pour monter dans la caldeira. Nous arrivons au petit village d'Endu où Walter et sa femme Rona nous attendent.

Walter est anglophone et Rona francophone. Nous nous installons dans notre superbe paillote et ils nous convient au repas. On se régale, papayes, bananes et viande de porc cuites au lait de coco, taro, igname et eau de pluie filtrée comme boisson.

Les Vanuatais sont tel que mon frère et mes parents me les avaient décrits, adorables et toujours souriants que se soit les enfants ou les adultes.

Ici la sieste est une institution, après le repas nous sommes conviés à faire de même, nous nous installons sous notre moustiquaire (les Vanuatu sont en zone 3 en ce qui concerne le paludisme)

Après deux heures de repos, Walter demande à son fils Ola de nous montrer la plage près du village.

Nous voilà en train de suivre le gamin à travers le village et aussitôt ce sont une bonne dizaine d'enfants de 5 à 8 ans qui se joignent à nous. C'est un vrai spectacle, ils débusquent les petits cochons cachés dans la végétation, plongent sans arrêt à droite ou à gauche dans la brousse dense autour de nous et partent en courant devant sur le chemin, nous laissant seuls avec la plus petite du groupe Johanna, une gamine de 5 ou 6 ans qui a une bouille adorable. Elle marche derrière moi et n’arrête pas de dévisager Valérie qui marche derrière elle ce qui fait que quand je m’arrête de marcher elle me rentre dedans à chaque fois en nous faisant de grands sourires.

Nous arrivons à la plage de sable gris, la vision est superbe, des femmes cassent des espèces de noix que nous ne connaissons pas avec des pierres et nous en propose d'emblée toujours en souriant, les fruits ont un goût d'amande fraîche. Nous rejoignons Ola et le groupe d'enfants que nous suivions à une cinquantaine de mètres de là, ils font des pirouettes dans le sable, dans les rouleaux, tirent sur des sortes de plantes qui ressemblent à des liserons pour récupérer de grandes tiges de plusieurs mètres avec lesquelles ils font du tir à la corde. Pendant que les gamins ont stoppé un moment leurs jeux et sont allés récupérer leur goûter auprès des femmes (des tranches de concombre) Je trouve un joli coquillage vert et le donne à Valérie. Au même moment un petit de 5-6 ans et une fille d'une douzaine d'année nommée Lisa nous apportent à nous aussi des tranches de concombre, Valérie remercie les femmes au loin qui nous répondent d'un signe de tête. Mon geste de donner le coquillage à Valérie n'est pas passé inaperçu aussitôt plusieurs gamins filles et garçons cherchent et lui ramène plein de coquillages. Valérie ayant les mains pleines, je lui passe une demi noix de coco pour servir de récipient. Pendant que certain continuent à ramasser des coquillages, d'autres enfants jouent à récupérer des pierres ponces qui s’échouent sur la plage et les rejettent au loin dans les vagues, la lumière rasante est magnifique, la nuit va bientôt tomber, les femmes nous font signe à nous et aux enfants de rentrer au village. Aucune protestation de la part des gamins, c'est un autre monde... j'en voudrais une dizaine comme ça !

Nous rentrons avec femmes et enfants au village. A l'arrivée Valérie distribue des ballons baudruches et nous finissons par connaître tous les enfants du coin car ceux qui on un ballon vont chercher ceux qui n'en n'ont pas encore un. Nous prenons un autre excellent repas que nous partageons ce coup ci avec Walter, Rona et la maman de Walter (à midi nous avions mangé seul sous leurs regards bienveillant) et partons nous coucher tôt, nous aussi avec le sourire aux lèvres, c'est contagieux. Le lendemain une belle journée nous attend, la montée dans la caldeira.

Avion pour l’île d'Ambrym.

Avion pour l’île d'Ambrym.

Jeune pilote Australien.

Jeune pilote Australien.

Enfants jouant sur la plage près du village d'Endu.

Enfants jouant sur la plage près du village d'Endu.

Ramassage de coquillages

Ramassage de coquillages

AMBRYM
AMBRYM
Notre petite paillote au milieu du village.

Notre petite paillote au milieu du village.

La terrasse

La terrasse

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Sur les traces de mon frère dans l'archipel des Vanuatu

Publié le 29 Septembre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

Le passage dans l'archipel des Vanuatu est très important pour moi.

Mon frère, son diplôme d’ingénieur agronome en poche avait pour son service militaire fait une coopération de 16 mois sur l'île d' ESPIRITU SANTO. Il travaillait au CIRAD ( centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) en 1995 et en a profité pour sillonner les autres îles de l'archipel. Mes parents qui n’étaient jamais sortis de France, qui n'avaient jamais pris ni train ni avion, l'avaient rejoint alors fin 1995 pour un mois de vacances. Avec regrets Je n'avait pas pu me joindre à eux car il m’était impossible de prendre des congés à cette période de l'année. Après leur retour, les souvenirs qu'ils m'avaient relatés m'avaient donné envie d'aller voir ce petit pays à l'autre bout du monde. J’avais toujours espéré y retourner avec mon frère mais la vie en a voulu autrement. Mon frère est décédé en octobre 2009 à l'age de 38 ans. Sous le choc, dans les semaines qui ont suivi, j'ai réservé mon billet d'avion pour les Vanuatu pour marcher sur ses traces ; c’était sans savoir qu'un autre drame allait frapper notre famille.

Mon père décéda d'un cancer deux jour avant la date de mon départ en juillet 2010. Alors qu'il était encore conscient il m’exhortait à partir mais j'ai annulé mon départ.

Remontant la pente petit à petit avec l'aide de ma mère, de la famille et de mes amis, je suis tombé par hasard fin 2010 sur une info du site ALLIBERT concernant un concours « MA GRANDE AVENTURE ».

Ce concours consistait à proposer une idée de voyage organisé dans un pays, de le soumettre dans une première phase aux vote des internautes puis dans une deuxième phase à un jury qui choisirait les trois meilleurs voyages. Une ultime phase soumise encore aux votes des internautes déterminerai enfin le gagnant. Le premier prix : mettre en application avec l'aide de l'agence le voyage proposé et partir gratuitement l'année suivante.

C’était une bonne occasion de proposer l'organisation de mon voyage au Vanuatu que j'avais annulé quelques mois auparavant (qui ne tente rien n'a rien!).

Après un première phase en demi-teinte, je n'y croyait plus trop quand surprise, début 2011, je reçoit un mail comme quoi je suis sélectionné parmi les trois restant pour la phase finale.

L'aide de mes amis, famille, collègues de travail et internautes, me permettra finalement de terminer second et de remporter le deuxième prix, un voyage d'une semaine dans l'Atlas Marocain pour faire l'ascension du Toubkal.

C’était ma deuxième tentative ratée pour aller au Vanuatu, mais je savais que j'aurai une autre chance d'y aller, en effet depuis début 2009 après avoir vu le tarif battant toute concurrence des billets de vol pour les tours du monde, j'avais travaillé sur un projet de ce type, je l'avais juste laissé en suspend après le décès de mon frère. Ma rencontre avec Valérie en Islande en Août 2011 et notre désir de faire un tour du monde en commun en 2014 me confirmait que c'était uniquement une question de temps.

Quatre ans après ma première tentative et 19 ans après la coopération de mon frère dans ces îles, me voici enfin arrivé au Vanuatu avec toute la charge émotionnelle qui est rattachée à mon histoire familiale.

Ci dessous les seules photos que j'ai de mon frère aux Vanuatu.

Mon frère Stéphane au Vanuatu en 1995

Mon frère Stéphane au Vanuatu en 1995

L’équipe de foot dont il avait financé tout l’équipement.

L’équipe de foot dont il avait financé tout l’équipement.

Sur les traces de mon frère dans l'archipel des Vanuatu
Premier trophée de l'équipe.

Premier trophée de l'équipe.

Nangol (saut du gol sur l’île de Pentecote)

Nangol (saut du gol sur l’île de Pentecote)

La référence de sa photo "Nasara"

La référence de sa photo "Nasara"

Mon frère à 24 ans.

Mon frère à 24 ans.

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Passage de la ligne de changement de date

Publié le 17 Septembre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

Le 17 septembre nous sommes partis de TAHITI à 7h20 pour un vol de 6h00 vers Auckland où nous arrivons le 18 septembre à 11h20. Mais où sont donc passées les 22 heures qui manquent. Ca vaut bien un episode de la quatrième dimension!

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Petite synthèse sur la Polynesie

Publié le 17 Septembre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

Nous avons fini notre séjour dans les îles de la société par une nuit en camping à Moorea et quatre nuits à Tahiti. Nous avions prévu au départ trois nuits à Moorea mais Valérie a récupéré une vilaine otite et ne pouvant faire de snorkeling nous sommes donc rentrés sur Papeete.

Ces 22 jours en Polynésie Française en tout, nous on permis de vraiment apprécier la douceur de vivre dans ces îles et surtout nous rendre compte de la gentillesse et de l'accueil des Polynésiens. En gros ça ne donne pas envie de retourner en Europe où la sinistrose règne.

Gerard le gérant de la pension où nous logions à Bora bora nous expliquait que lorsqu'il zappait sur les chaines Françaises du câble il tombait toujours sur des images de guerres au moyen orient, des affaires politico-financières et autres faits divers. Dès qu'il regardait la chaîne polynésienne il tombait sur des joueurs de ukulélé. Ici on est loin des tumultes du monde et ça se ressent vraiment.

Etant au Paradis, nous avons donc allumés quatre bougies dans l’église de Papeete, comme nous l'avions fait près du lac Titicaca. Une pour mon père, une pour mon frère Stephane et deux pour mes amis Jean-Michel et Simon tous trop tôt disparus.

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HUAHINE

Publié le 9 Septembre 2014 par Fabien dans 4-RECITS

Nous voici à HUAHINE petite île authentique sans grands hôtels, Laurence la gérante de la pension «chez Guynette » (c'est le nom du chien) nous récupère au petit aéroport et nous conduit au sympathique petit village de FARE où nous resterons 3 nuits. Ici certains locaux chantent et jouent de la musique à longueur de journée pour leur propre plaisir et pas du tout pour les touristes; ambiance des îles garantis. Le soir magnifique coucher de soleil sur les îles de RAIATEA , TAHAA et BORA BORA.

HUAHINE est en fait deux îles entourées d'un même lagon et reliées entre-elles par un petit pont. La cote très découpée et le cœur de l’île montagneux sont accessibles en vélo et en voiture, nous pratiquerons les deux moyens de transport et un troisième (la marche à pied) pour pousser les vélos dans les cotes assez abruptes jusqu'à 15% de pente.

Au nord vers le SOFITEL désaffecté très beau snorkeling dans un lagon très poissonneux.

Au loin RAIATEA et BORA BORA

Au loin RAIATEA et BORA BORA

Lumières du couchant sur les forets de cocotiers et d'albisias

Lumières du couchant sur les forets de cocotiers et d'albisias

HUAHINE
Baie de Maroe

Baie de Maroe

Banian et marae

Banian et marae

Piège à poissons

Piège à poissons

Baie de Maroe

Baie de Maroe

Anguilles sacrées

Anguilles sacrées

HUAHINE
HUAHINE
HUAHINE
Pareo peint à la main

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