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Les Sens du Monde

1 an autour du monde en passant par L'AMERIQUE DU SUD, L'OCEANIE et L'ASIE

Dans la caldeira d'Ambrym

Publié le 29 Septembre 2014 par Fabien in 4-RECITS

Après un bon petit déjeuner constitué de fruits exotiques nous quittons le Village d'Endu vers 9h00.

Notre guide nous annonce une distance de 30 km à parcourir ! Ça me paraît une heure assez tardive pour démarrer et marcher un kilométrage aussi important, surtout qu'ici il fait nuit à partir de 18h30.

Après coup je pense que nous avons du parcourir un peu plus d'une vingtaine de kilomètres car nous avons mis 5h30 pour rejoindre le camp de base dans la caldeira.

Nous sommes quatre Valérie, Joses notre guide, Gilles le porteur et moi.

A trois quart d'heure de marche d'Endu nous arrivons au sentier qui monte à l’assaut de la caldeira,

nous nous enfonçons dans la jungle, c'est magnifique, il y a une quantité extraordinaire d’espèces végétales et nous apercevons nos première orchidées sauvages en fleurs depuis le début du tour du monde. Par contre il y a des plantes auxquelles il ne faut pas se frotter, notre guide nous montre une sorte d'ortie avec des feuilles grandes comme un avant bras qui provoque des piqûres douloureuses pendant une semaine ! Coté insectes, c'est loin d’être l'Amazonie, nous en voyons très peu.

Deux heures et demi de marche plus tard, nous voici au dessus de la caldeira, un grand plateau de cendre parsemé de quelques forêts. Nous redescendons un sentier abrupt d'où l'on aperçoit les volcans au loin.

Nous avons juste le temps de pique-niquer et de redémarrer qu'une pluie tropicale s’abat sur nous.

Notre guide nous avait indiqué que la caldeira est une zone très humide, ça se vérifie, nous marcherons au final 2 heures et demi sous la pluie avant d'arriver trempés comme des soupes au camp de base. Nos chaussures sont pleine d'eau, même en Islande ça ne nous était jamais arrivé.

Trois jeunes filles de Nouméa (Sarah, Elodie et Julie) sont arrivées la veille et elles nous expliquent

qu'il a pratiquement plu sans discontinuer depuis 24 heures. Trois autres marcheurs sont arrivés aussi en même temps que nous (Georges, Sylvie et Michèle).

Les guides et porteurs sont entassés sous deux préaux en bois avec un feu, les pauvres filles elles n'ont pas de feu et rien à manger ; problème d'organisation de la part de leur agence ; on avait failli prendre la même Malampa travel mais Laurent nous en avait dissuadé et avait renommé l'agence « Malampa trouble ».

Je monte notre tente de camping fournie par le guide, mais petit problème il n'y a pas de sardines.

Heureusement le sol constitué de cendres est très meuble et des bout de bois les remplacent bien .

Avant de nous coucher, nous étendons toutes nos affaires dégoulinantes et mangeons nos soupes chinoises, il doit être à peine 20 heures.

Après une bonne nuit de presque douze heures, nous sortons la tête de la tente et voyons au milieu des nuages gris quelques trouées de ciel bleu.

Georges un volcanologue amateur éclairé dont c'est la quatrième fois ici, nous demande si on veut le suivre sur le cratère du Marum. Valérie est partante mais vis à vis de notre guide on convient de rester au programme prévu, c'est à dire une balade dans la caldeira jusqu'au pied du volcan. C'est frustrant d’être si prêt d'un spectacle qu'on ne peut même pas imaginer mais il vaut mieux suivre les règles de sécurité, on est quand même sur une bombe à retardement dont on ne connaît pas le décompte. Quand nous commençons notre balade nous les voyons tout les trois qui attaquent les pentes du volcan. Mais malheureusement pour eux et pour nous d'ailleurs, le temps change et il se remet à pleuvoir. Notre guide nous les montre qui redescende au loin. En effet avec les énormes dégazages dans le cratère du volcan il est difficile de voir déjà le lac de lave, mais avec les nuages qui s'amoncellent maintenant cela devient impossible.

Nous continuons à parcourir le paysage étonnant de la caldeira et rentrons manger au campement où nous passerons une bonne partie de la journée à faire sécher nos chaussures et nos chaussettes.

En fin de journée comme il y a une accalmie, Georges et Sylvie nous propose de monter sur la dune à coter du camp pour voir si l'on voit les reflets de la lave sur les nuages au dessus des volcans.

Et là c'est magique, tout est rouge au dessus des cratères du Marum et du Benbow. Nous prenons vraiment conscience que les monstres à coté de nous sont bien vivants. Nous n'arrivons pas à nous décoller du spectacle puis finalement rentrons dormir au campement avec des images plein la tête.

Le lendemain il fait grand beau, c'est dommage car il faut redescendre. Nous laissons les porteurs partir par un autre chemin car avec leurs chiens ils comptent débusquer quelques cochons sauvage.

Nous traversons la grande plaine de cendre et nous installons plusieurs heures plus tard au pied du bord de la caldeira pour pique-niquer. Les porteurs nous rejoignent à ce moment là avec le fruit de leur chasse, c'est à dire trois cochons sauvages, qu'ils ont déjà débité en morceaux.

Après une montée abrupte sur les falaises qui bordent la caldeira nous redescendons pendant deux heures à travers la jungle jusqu'au niveau de la mer. Surprise dans une petite cabane à deux pas de la plage, une collation nous attend (noix de coco bien fraîche avec une paille et plateaux de fruits).

Ragaillardis, nous terminons les trois quart d'heures de marche pour arriver au village d'Endu, prenons notre douche et allons rejoindre Georges, Sylvie et Michèle pour boire une bière au bar du village. Nous finissons tous au nakamal du coin pour goûter le « délicieux breuvage » local, le kava, fait à base de la racine du même nom. Ça se boit, j'ai vu pire.

Nous finissons la soirée avec Sarah, Élodie et Julie (les trois jeunes filles que nous avions croisé dans la caldeira) devant un super repas servi par Walter et Rona. Au menu Lap Lap au cochon sauvage du jour, crevettes, et plein d'autre choses encore. Nous avions réservé avec Valérie un groupe de sring band pour le dernier soir et finissons tous sur la « piste de danse » avec les enfants du village.

Le lendemain matin, après un trajet épique d'une heure et demi à l'arrière du pick-up à éviter les branches qui surplombent la route nous arrivons à la petite piste herbeuse de l’aéroport d'Ambrym et partons direction Espiritu Santo où nous devons retrouver Laurent l'organisateur de notre super séjour sur Ambrym et sur les prochaines iles que nous allons visiter au Vanuatu.

Pour plus d'infos, je vous conseille de voir ICI le blog sur l'actualité des volcans fait par Georges notre camarade de randonnée.

Montée dans la jungle

Montée dans la jungle

Dans la caldeira d'Ambrym
Le Benbow

Le Benbow

Orchidée

Orchidée

Campement

Campement

Près du Marum

Près du Marum

Couches de cendres ravinées par les crues de la saison des pluies

Couches de cendres ravinées par les crues de la saison des pluies

Dans la caldeira d'Ambrym
Séance séchage

Séance séchage

Dans la caldeira d'Ambrym
Reflet du lac de lave du Benbow sur les nuages

Reflet du lac de lave du Benbow sur les nuages

Reflet du lac de lave du marum sur les nuages

Reflet du lac de lave du marum sur les nuages

La dune au dessus du campement

La dune au dessus du campement

Traversée de la plaine de cendre pour le retour

Traversée de la plaine de cendre pour le retour

Avec notre guide Joses

Avec notre guide Joses

Petite sceance photo avec Sylvie, Georges et Michèle

Petite sceance photo avec Sylvie, Georges et Michèle

Dans la caldeira d'Ambrym
Dans la caldeira d'Ambrym
Pas besoin de fusil, ce sont les chiens qui attrapent le gibier.

Pas besoin de fusil, ce sont les chiens qui attrapent le gibier.

Gilles notre porteur avec ses cuissots de cochons sauvages

Gilles notre porteur avec ses cuissots de cochons sauvages

Le Marum vu des falaises de la caldeira

Le Marum vu des falaises de la caldeira

La descente dans la jungle

La descente dans la jungle

Orchidées

Orchidées

Arrivée au niveau de la mer

Arrivée au niveau de la mer

Repas du soir Lap Lap au cochon sauvage et ecrevisses

Repas du soir Lap Lap au cochon sauvage et ecrevisses

String band

String band

Dans la caldeira d'Ambrym
Au revoir Ambrym

Au revoir Ambrym

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